Hello, goodbye…

Hangul Express PB 1

Au terme d’un marathon d’ampleur cosmique, l’année 2019 se referma sur un objectif atteint, et… largement dépassé : la parution du second opus de Gridlock Coda (sous ensemble de mon cycle japonais, le Seppenko Monogatari).

Here comes…
HANGUL EXPRESS

Mon (bien-aimé) Hangul Express , qui constitue le 4e volume du Seppenko M. et le second volet de Gridlock Coda, est sorti sous une double présentation / eux versions différentes ; ceci étant dû à son exceptionnelle longueur (un million de signes et des brouettes).

Voyons cela de plus près :

 

Option 1 ::

En deux volumes brochés /paperback

Ceci pour éviter la défcouve_hangul_express_part II.inddormation des sacs et  les tendinites du poignet.

( = voir ici pour les petits résumés et diverses spécificités techniques…)

Tous deux présentés sous une couverture (en deux variantes) de l’usual supect Mad Youri.
– aka “édition.s régulières / regular”.

Le second comprend, en bonus,  le “glossaire des runners” (version à peine étendue du Grid-On reçu par les gagnants d’un certain concours).
Cet appendice, on le notera, est par ailleurs absent de la version que nous allons immédiatement évoquer, qui aurait été sans cela trop lourde (elle toque déja 640 pages) et totalement inabordable.

 

Option 2 ::

Et… (donc) : en un seul volume relié / illustré en couleurs etc etc, sous des prestations de dingue et un poids pas-plume d’1 kg 6

– aka “édition collector pour haltérophiles”.
Voir ici pour les détails techs.

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Version collector – couverture & illustrations intérieures de LS

 

 

Ce fut un trimestre très productif, très complexe, très gratifiant (car venir à bout d’une mission impossible l’est toujours ! 😉 )
Il marque également le moment où la cohérence de la Trame m’oblige à marquer une petite pause dans la continuation de ce cycle, que j’aime furieusement. Le “bye-bye”, nécessairement triste, qui suit donc le “hello Hangul E !!”
Si je le dois, c’est que tout l’aboutissement et une large partie du final de Vertigen se trouve(ra) dans le Seppenko Monogatari. Et surtout dans le second des tomes à venir : In-Yeon Rhapsody, dans lequel nous quitterons en grande partie le Japon pour nous centrer sur la Corée. C’est sur cette scène étrangère que le panthéon de Vertigen, et en particulier sa membre la plus éminente, doivent rencontrer leur destin.
Cette charrue ne peut pas être mise avant les boeufs prescrits.

Je n’ai aucune recommandation pour ce qui est de l’ordre dans lequel les volumes & cycles doivent / devraient être lus pour un maximum d’efficience. Je ne crois pas en l’efficience en lecture 😉 ; seulement aux chemins individuels, et au ‘à la carte’.
Cela dépend, très certainement, de votre goût de la linéarité (aka : tout dans l’ordre, en ligne chronologique) ou au contraire de votre nature de Sherlock (aka : votre éventuelle marotte de découvreur de signes).
// mais au cas où (cela puisse être utile) j’ai demandé aux lecteurs, à l’instant, ce qu’ils en pensaient – c’est par ici . L’auteur, après tout, n’est pas le mieux placé pour répondre à ces questions-là. //

 

En annexe ::
A QUOI S’ATTENDRE DANS HANGUL EXPRESS

Si certains fays-de-Frontier vous manquaient… ils sont *beaucoup* plus présents.
Au passage, on en découvrira d’autres, jusqu’alors à peine évoqués.

La présence de hauts personnages de Vertigen est également beaucoup plus élevée (massive litote !) et nombre de Fays ôtent leurs masques pour révéler leurs précédents visages faes.
Cette aristocratie croisera certains de ses pairs issus de territoires encore peu explorés.
Le tour operator vous fera voyager à tous les angles de la carte (Islande, Russie, Brésil, Chine, diverses cités américaines et capitales européennes) en sus du Japon, de la Corée, et de Frontier.

Qu’est le Grid ? _Qui_ est le Grid ? Ah ah ! = Pas du tout ce que les runners s’imaginaient. Et plus on se rapproche de cette vérité, plus *tout le monde* pâlit.

Existe-t-il des terres alternatives ? Ahhhh… Bonne question ! 😉
Rendez-vous là-bas !

Vale !
LS/.

 

 

 

Masshiro Ni :: aux racines d’un viral flocon japonais

〈 Je suis en retard sur tout — pardon, pardon, sumimasen ! 〉

Le volume #1 du Seppenko Monogatari est paru — excentriquement, comme de juste, après le volume #3.
Etant responsable, cette fois, également de la couverture (c’est ma seconde, yipi-yey !) je salue avec un franc sourire tous ceux qui m’en ont dit le-plus-grand-bien. Elle est aussi joli en ‘vrai’, ce qui ne gâche rien.

Enjoy !

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Masshiro Ni 《In Perfect White / en blanc intégral》, sextuor japonais

 

” Au début il y avait eu, nous dit-on, la lueur d’yeux anciens entre les feuilles, la trace d’un wakizashi, et la longue marche d’un rōnin pourchassé par l’hiver. Puis le fil droit, génération après génération, de bushis, de poètes, de forgerons de sabres et de céramistes, de duellistes toujours : les Izôkage, la lignée des ‘enfants de Seppen’, âmes doubles éternellement traquées par une antique vindicte. Il faut suivre le conte des Seppenko depuis le début, étranger, pour comprendre. Pour démêler le faisceau d’énigmes qui constitue cette fresque de sang et de flocons, d’hier à aujourd’hui, de Kyoto à Frontier.

Derrière les contes d’encres et de neige, derrière la pluie du Grid, derrière ces âmes morcelées qui toujours se retrouvent ; strate après strate, comme les plis d’un éventail… ce n’est pas sans raison que nous sommes les racines et le bouclier de notre pays. Et avant le ‘pourquoi’, voici le ‘comment’ : ma famille sait tout du prix à payer pour être, et demeurer, extraordinaire.”

Au carrefour de la Fantasy mythique, de la Fantasy urbaine, et du Cyberpunk, Léa Silhol rassemble les tableaux épars de sa saga japonaise (1999-2019).

Masshiro Ni constitue le premier chant du Seppenko Monogatari dont le second volume, (Hanami Sonata) et le troisième (Rōmaji Horizon), sont déjà parus.

 

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#

Sommaire :

1/ “Différentes Couleurs (Cinq prières japonaises)” – nouvelle(s)
2 / “La Loi du Flocon” – nouvelle
3/ “Gold (Chant du filigrane de la fracture, sur la vague d’un Kintsugi)” – novella
4/ “Honne Cantata” – novella
5 / “Macula Lutéa” – nouvelle / remix
6 / “Black Ice” – nouvelle / remix

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Impression en couleurs
196 pages.
édition brochée (17 x 22 cm)
ISBN 9791094902158
Seppenko Monogatari #1 (sur 6 à 7, dont 3 déjà parus)
Photographie originale & design de couverture de Léa Silhol
Illustrations intérieures de Léa Silhol et Dorian Machecourt
2 mai 2019 – Nitchevo Factory éd.
Distribution librairie : La Sodis.

Romaji Horizon :: enter the Grid…

Paru le 21/12/18…

GRIDLOCK CODA .one :: Romaji Horizon

Gridlock Coda I

GC.one :: Romaji Horizon — photographie de couverture de Mad Youri

Quatre égarés. Quatre trajectoires qui n’en finissent pas de se croiser et percuter. Le bushi impeccable, la prophétesse des ombres, la princesse des chats, le chasseur implacable. Quatre pièces, sur un damier de câbles et de flux incandescents, qui redéfinissent à chacun de leurs mouvements la carte des jeux et enjeux.
Sous leur course éperdue, l’envers du monde. Un autre univers, invisible, fascinant et périlleux ; une nouvelle réalité qui est devenue, pour ceux qui l’arpentent, la seule qui compte.
Le Grid.
Depuis Tokyo, point d’entrée capital de cette Cour des Miracles numérique, se déploient les méandres de la ‘grande grille’ ; échiquier où multinationales, politiques et profiteurs de toutes catégories traitent avec les rascals, les inhumains et les accros au vertige.
Ici, tout est recomposable à l’infini, et tout est à vendre : l’Histoire, l’avenir, les gâchettes et les âmes, et jusqu’au temps lui-même. Et il n’y a rien de plus fluctuant, relatif et hors de prix, au final, que cela : le temps.
C’est sur ce fil tendu, plus fragile et explosif qu’un datalink, que doit se jouer le destin des Fays, des Gridrunners et, au-delà, celui de l’univers en son entier.

Jalon capital du métacycle Transmeare, la série Gridlock Coda met en jeu, sur un même tapis vert, les univers entrelacés de Vertigen, Frontier, et l’ensemble de ‘la Trame’.
#Manga, #Jpop, #Kpop, #Kdramas, #Animés, #gaming… L’auteure trace ici un hommage trépidant au Cyberpunk et aux pop-cultures japonaises et coréennes.

432 pages.
édition brochée (17 x 22 cm)
ISBN 9791094902158
Photographie originale de couverture de Mad Youri
Design de couverture de Léa Silhol
21 décembre 2018 – Nitchevo Factory éd.

Troisième chant du Seppenko Monogatari

–> Secondairement, fait aussi partie du Dit de Frontier.

 

 

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Upcoming :: (major theme) :: stepping into Asia…

Nous éloignant un moment des territoires celtiques de Vertigen, nous partons pour un voyage qui nous mènera au Japon et en Corée du (circa) XIè siècle au XXIè, au travers de (au moins) 5 volumes.

Le Seppenko Monogatari (Geste des enfants de Seppen) développe et relie les textes déjà parus autour de la famille Izôkage, marquée par l’hiver nippon, à partir de “La Loi du Flocon” (in Contes de la Tisseuse), en passant par “Différentes Couleurs, cinq prières japonaises” (in Emblèmes : Extrême Orient), “Macula Lutéa”) (in Fovéa), “Gold – Chant du filigrane de la fracture, sur la vague d’un Kintsugi” (in Sacra, Parfums d’Isenne et d’Ailleurs – vol I) & “Le Maître de Kodo” (in Sacra, Parfums d’Isenne et d’Ailleurs – vol II) .

Toutes ces nouvelles, à l’exception de la dernière, se retrouveront dans le premier opus : Masshiro Ni (‘in perfect white’), ainsi que un à deux textes supplémentaires.

Mais c’est l’opus II (soyons excentriques !) qui ouvre le bal : Hanami Sonata.

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L’Hanami, c’est la fête annuelle de la ‘contemplation des fleurs’, au Japon.
Ce roman reprend et développe jusqu’à sa pleine stature de roman “Le Maître de Kodo”. On en apprend davantage sur le voyage des Fays américains au Japon, et ce qu’il advint, par la suite, des relations nouées par certains d’entre eux avec la famille Izôkage, et notamment, en seconde partie, pour ceux qui accordent une importance cruciale et passionnelle à l’Hanami.

C’est un rapport fusionnel avec la nature que je partage totalement.
C’est pourquoi ce fut un plaisir particulier pour moi d’accompagner ce roman de clichés pris, au jour le jour et années après années, de ceux que je nomme dans le privé ‘mon peuple’ : certains des individus végétaux de mon jardin japonais, si loin de Kyoto.

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Érables du japon, beaucoup, pour la première partie, et évidemment sakuras (cerisiers) pour la seconde.

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Hanami Sonata est donc imprimé en couleurs, sur papier  photomat, tout comme Navigator l’avait été. Au maximum de qualité, donc, proposée par l’imprimeur.

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C’est un plaisir… mais évidemment / hélas il a coût. Un coût… en forme d’assommoir !
D’où l’obligation de doter, avec les réticences que l’on devine, le volume d’un prix de vente fâcheusement élevé.

C’est pourquoi, ayant tardivement frappé ce constat, nous avons décidé, la wondrous équipe Nitchevo et moi, de proposer cet opus également dans une version plus ‘grand public’ / abordable.
Le texte en sera strictement identique, mais les photographies en seront absentes, et la couverture différente.
Cette couverture-ci, due à Mad Youri, sera plus “assortie” à la charte visuelle de la série.Série qui se poursuivra, dès l’automne, avec Gridlock Coda.
Cette partie de la Geste se déclinera en (minimum) deux volumes ; le premier étant terminé, et le second en chantier. C’est l’incertitude sur sa longueur qui m’incite à avancer un prudent “deux volumes… minimum“.

Il est souvent compliqué d’attribuer un opus, dans la Trame, à tel ou tel cycle, tant les croisements sont multiples. Dans le cas d’Hanami Sonata et des(s) Gridlock la présence des Fays pourrait les qualifier d’office pour faire partie du Dit de Frontier. Mais si les Fays (et au premier chef Crescent, Jay, Walk, Priest, Faol, Sealed, Smoke, Flake et Anis) y tiennent un rôle majeur, l’axe principal reste toutefois le Japon, l’Asie, et la lignée de Seppen. Le choix, alors, n’était pas si difficile à faire. Mais des éléments capitaux concernant les Premiers se trouvent effectivement dans cette série, et nulle part ailleurs.

Si Masshiro Ni nous ramènera aux racines d’un Japon fantasmatique, Gridlock Coda, hanté par les schémas d’un conte d’Andersen qui m’est particulièrement cher, déploiera sa scène dans les étages d’une réalité virtuelle qui n’a rien d’un jeu : le Grid. La modélisation de l’architecture informatique, aperçue dans “Différentes Couleurs”, “Le Maître de Kodo”, et (par la bande) dans “À bout de Course” (in Musiques de la Frontière).

C’est ici le territoire des pirates, des forbans, des âmes métalliques, des millions qui s’échangent d’un clic de souris, d’une indifférence à la vie boostée par l’aspect immatériel des crimes et transactions. On y déconnecte les concurrents et adversaires pour quelques data-crédits, pour affirmer sa place dans la hiérarchie, pour une offense, pour un rien. C’est un autre paysage de la lutte des Fays, et en particulier pour ceux du Japon, où l’axe du Grid crépite inlassablement. C’est celui qu’arpentent notamment nos têtes d’affiches : Neko, qui deviendra la leader des changelings japonais et Saeru, le plus implacable et létal porte-flingue de la grille.
Si les deux visages du Japon exposés dans le Seppenko Monogatari forment un contraste qui est pour le moi le plus grand objet de fascination à explorer, celui que forme le face à face entre la jeune mangaka de Kyoto, férocement idéaliste et voyant la beauté et le sacré en toute chose et le ‘paper chaser’ focalisé sur la suprématie, l’invincibilité, et la perfection de son dressing constitue un pan en réduction (microcosme) du même axiome. Le frottement de ces plaques tectoniques ne peut être qu’explosif. Et pourtant…
Le Grid, c’est aussi les autoroutes de données qui se voient baptisées de nom de constellations à cause de la beauté de leurs arcs lumineux, les vertiges indescriptibles des grands GridLifts entre les SubLevels, la faune bigarrée des Avatars qui font concurrence à l’inventivité d’Harajuku, l’abolition des limites physiques, les paysages abstraits des grandes profondeurs, au fur et à mesure que la grille fait de moins en moins semblant de singer le monde des hommes. C’est un monde ponctué par les silhouettes mécaniques des contre-mesures ICE, les tirs des GridRunners se mettant à mort sans pitié, les corporations financières dont les serveurs ponctuent l’horizon comme autant de gratte-ciels oppressants ; mais aussi celui des résistants, de l’humour sarcastique, et des aventuriers pour qui se transformer en “chair à défrag” n’est pas un souci majeur.
C’est tout autant, au final, mon hommage de fan à tout un pan de la littérature et des films qui ont bercé mon enfance : la SF, le cyberpunk, K Dick, Asimov, Van Vogt, Tron, les Borgs de star Trek… Tout ceci mêlé à deux autres grands et indéfectibles amours : le Japon (depuis très longtemps), et la Corée du Sud (depuis peu).
On n’échappera pas à une énorme rasade de pop-culture, donc. Mangas, J-pop et K-pop, K-dramas, street food et sub-cultures.
Et ceci est assez addictif pour la ci-devant auteure pour qu’elle aligne sans discontinuer les pages depuis des mois. Ce qui est un signe fort que, de mon côté de l’écran, quelque chose d’exaltant se passe.

Jusqu’où cela ira-t-il ? Je n’en ai aucune idée, et c’est précisément le plus passionnant, pour moi, de l’affaire.

Alors je siffle avec Ryuichi Sakamoto ce petit air que Saeru chantonnait déjà dans “Différentes Couleurs” :

Stepping into Asia
Don’t be afraid
Wind on the ocean
Makes me feel so free…

Dans l’attente, Hanami Sonata, le premier opus de la série est sorti hier. Dans le désordre, car il faut toujours vouloir le plus casse-gueule. Mais je promets : comme d’habitude, vous n’avez pas besoin du premier opus pour commencer ce voyage (sinon je n’aurais pas joué les excentriques à ce point-là !). J’aime les nombres commutatifs, that’s it 😉

À vous revoir à Kyoto, donc.

Rainen, Kyoto de.

 

LS./

/ Shunt //

 

ps / edit / sorti le 15/10/18, la version ‘regular’ promise d’HANAMI SONATA

hanami Sonata v2

HS version regular – illustration de couverture de Mad Youri