GRID-on — alpha

Pour un temps limité, existera la version alpha du futur petit volume satellite à Gridlock Coda et au Seppenko Monogatari.

Ce que j’en disais sur le lieu de l’annonce initiale :

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// This is a game we play… //
Gridlock pour “joueurs avancés” (:: warning :: durée limitée)

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Tandis que le méchant Romaji Horizon commence sa carrière IRL, je suis au travail sur l’accessoire dont nous avons déjà parlé.
Le Grid est un espace argotique et jargonneux. Je m’amuse d’ailleurs régulièrement de voir que les béta lecteurs commencent à intégrer certaines de ces expressions à leur propre sabir
Il y _aura_ un “companion” à Gridlock.
Mais il ne paraîtra qu’en même temps que le vol II, pour inclure l’ensemble de ces termes techniques et argotiques. Dans un premier temps, l’avant-garde des lecteurs de la série recevront la version alpha de ce satellite sous la forme d’un fichier (z’informatique) .pdf, ficelé de mes blanches-mais-tachées-d’encre mains.
Et cela signifie… personnalisé (chaque .pdf portant l’ID de son propriétaire ou, mieux encore, la fiche RepDeck… ohh oui, miam !)
Et voilà comment cela va se passer (parce que si cela sera certes amusant, ce sera aussi chronophage, et que si cela dure je vais bâiller, me lasser, lanterner puis cesser. Anticipons l’entropie, donc !)

Vous avez, ô aspirants runners *un mois à partir de la date de lancement officiel de Romaji Horizon* (21/12/2018) pour demander votre fichier collector personnalisé.
Ceci consistera à poster une photo (selfie ou montage funny ou bien léché) du livre. Ceci démontrant bien sûr que vous avez acquis / reçu le bouquin. C’est votre ‘ticket d’or’.
Vous intégrerez dans votre post, if you please, l’alias de Gridrunner que vous aurez choisi pour vous-même + si vous avez un chiffre fétiche pour le digit… n’hésitez pas à l’inclure, sinon la matrice vous en décernera un — qui sera calé selon les divers critères du Grid & notamment : à quel point vous êtes ‘connu’ (de moi — c’est moi qui incarnerai le Grid, sur ce coup — et donc plus je vous connais via votre participation à ces espaces que l’on dit sociaux, vos critiques online etc, et plus votre digit sera cool — cf. distinction entre les GridWalkers et les GridRunners).
Vous pouvez également (voire carrément) rédiger votre fiche RepDeck, dont vous trouverez des exemples dans le livre dont-il-est-question.

Vous avez donc jusqu’au 21/01/19 pour poster sur vos profils ou pages FB / Twitter ou en commentaire sur le blog que je ne vais pas manquer de ficeler sur mon wordpress (Winterdaze) votre photo-de-vous-avec-le-livre ou du-livre-avec-scénographie-jolie-marrante-inventive-etc.
Pour ceux qui postent sur FB nota bene : pas de post “amis seulement”.
Il est possible que je récupère ces photos pour intégrer la-pic-de-chacun à son exemplaire (si tant Chronos que les dieux de l’informatique me sont amicaux !) + bien sûr pensez à taguer la page et/ou mon compte Twitter afin que votre candidature ne passe pas à l’as ! (j’accréditerai bonne réception à chaque fois — si je ne dis rien, c’est que la grande araignée du web aura volé votre post : relancez-moi sans hésiter)

Mais… diront certains… les délais de livraison, toussa toussa, un mois c’est *court* !
“Comme dans la vie”, répondrait Jay.
“Comme dans le GRID +++” ajoute Saeru.

No pain, no gain.
No speed… no Grid !
Considérez que c’est une autre façon d’expérimenter, de l’intérieur, la vie d’un Runner ?

Afin de point être trop crrrruelle, j’ajoute :
Cerrrrtes ce n’est pas un run facile / gagné d’avance 😉
Je vais appliquer une indulgence pour ceux que la poisse / la loi de Murphy / la loi de l’emmerdement maximum / honorent de leurs contestables faveurs, en validant ceux qui auront commandé, preuve à l’appui, avant la nouvelle année (31 décembre max) même s’ils n’ont pas été livrés avant le bing final du 21/01.

 

Fort curieuse de voir ce que vous allez ficeler en terme d’images et d’aliases / fiches RepDeck !

Grid-on. Ready to run?
Tic-tac…
Input.

Gridlock_Romaji Horizon RepDeck1

What does a Repdeck File looks like?

 

Where to… / click / buy / play (sur les premières plateformes à le proposer) ::
la boutique de l’imprimeur
Amazon.fr
Furet du Nord

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Upcoming :: (major theme) :: stepping into Asia…

Nous éloignant un moment des territoires celtiques de Vertigen, nous partons pour un voyage qui nous mènera au Japon et en Corée du (circa) XIè siècle au XXIè, au travers de (au moins) 5 volumes.

Le Seppenko Monogatari (Geste des enfants de Seppen) développe et relie les textes déjà parus autour de la famille Izôkage, marquée par l’hiver nippon, à partir de “La Loi du Flocon” (in Contes de la Tisseuse), en passant par “Différentes Couleurs, cinq prières japonaises” (in Emblèmes : Extrême Orient), “Macula Lutéa”) (in Fovéa), “Gold – Chant du filigrane de la fracture, sur la vague d’un Kintsugi” (in Sacra, Parfums d’Isenne et d’Ailleurs – vol I) & “Le Maître de Kodo” (in Sacra, Parfums d’Isenne et d’Ailleurs – vol II) .

Toutes ces nouvelles, à l’exception de la dernière, se retrouveront dans le premier opus : Masshiro Ni (‘in perfect white’), ainsi que un à deux textes supplémentaires.

Mais c’est l’opus II (soyons excentriques !) qui ouvre le bal : Hanami Sonata.

couve_hanami_sonata.indd

 

L’Hanami, c’est la fête annuelle de la ‘contemplation des fleurs’, au Japon.
Ce roman reprend et développe jusqu’à sa pleine stature de roman “Le Maître de Kodo”. On en apprend davantage sur le voyage des Fays américains au Japon, et ce qu’il advint, par la suite, des relations nouées par certains d’entre eux avec la famille Izôkage, et notamment, en seconde partie, pour ceux qui accordent une importance cruciale et passionnelle à l’Hanami.

C’est un rapport fusionnel avec la nature que je partage totalement.
C’est pourquoi ce fut un plaisir particulier pour moi d’accompagner ce roman de clichés pris, au jour le jour et années après années, de ceux que je nomme dans le privé ‘mon peuple’ : certains des individus végétaux de mon jardin japonais, si loin de Kyoto.

hanami 1

 

Érables du japon, beaucoup, pour la première partie, et évidemment sakuras (cerisiers) pour la seconde.

hanami2

Hanami Sonata est donc imprimé en couleurs, sur papier  photomat, tout comme Navigator l’avait été. Au maximum de qualité, donc, proposée par l’imprimeur.

hanami3

C’est un plaisir… mais évidemment / hélas il a coût. Un coût… en forme d’assommoir !
D’où l’obligation de doter, avec les réticences que l’on devine, le volume d’un prix de vente fâcheusement élevé.

C’est pourquoi, ayant tardivement frappé ce constat, nous avons décidé, la wondrous équipe Nitchevo et moi, de proposer cet opus également dans une version plus ‘grand public’ / abordable.
Le texte en sera strictement identique, mais les photographies en seront absentes, et la couverture différente.
Cette couverture-ci, due à Mad Youri, sera plus “assortie” à la charte visuelle de la série.Série qui se poursuivra, dès l’automne, avec Gridlock Coda.
Cette partie de la Geste se déclinera en (minimum) deux volumes ; le premier étant terminé, et le second en chantier. C’est l’incertitude sur sa longueur qui m’incite à avancer un prudent “deux volumes… minimum“.

Il est souvent compliqué d’attribuer un opus, dans la Trame, à tel ou tel cycle, tant les croisements sont multiples. Dans le cas d’Hanami Sonata et des(s) Gridlock la présence des Fays pourrait les qualifier d’office pour faire partie du Dit de Frontier. Mais si les Fays (et au premier chef Crescent, Jay, Walk, Priest, Faol, Sealed, Smoke, Flake et Anis) y tiennent un rôle majeur, l’axe principal reste toutefois le Japon, l’Asie, et la lignée de Seppen. Le choix, alors, n’était pas si difficile à faire. Mais des éléments capitaux concernant les Premiers se trouvent effectivement dans cette série, et nulle part ailleurs.

Si Masshiro Ni nous ramènera aux racines d’un Japon fantasmatique, Gridlock Coda, hanté par les schémas d’un conte d’Andersen qui m’est particulièrement cher, déploiera sa scène dans les étages d’une réalité virtuelle qui n’a rien d’un jeu : le Grid. La modélisation de l’architecture informatique, aperçue dans “Différentes Couleurs”, “Le Maître de Kodo”, et (par la bande) dans “À bout de Course” (in Musiques de la Frontière).

C’est ici le territoire des pirates, des forbans, des âmes métalliques, des millions qui s’échangent d’un clic de souris, d’une indifférence à la vie boostée par l’aspect immatériel des crimes et transactions. On y déconnecte les concurrents et adversaires pour quelques data-crédits, pour affirmer sa place dans la hiérarchie, pour une offense, pour un rien. C’est un autre paysage de la lutte des Fays, et en particulier pour ceux du Japon, où l’axe du Grid crépite inlassablement. C’est celui qu’arpentent notamment nos têtes d’affiches : Neko, qui deviendra la leader des changelings japonais et Saeru, le plus implacable et létal porte-flingue de la grille.
Si les deux visages du Japon exposés dans le Seppenko Monogatari forment un contraste qui est pour le moi le plus grand objet de fascination à explorer, celui que forme le face à face entre la jeune mangaka de Kyoto, férocement idéaliste et voyant la beauté et le sacré en toute chose et le ‘paper chaser’ focalisé sur la suprématie, l’invincibilité, et la perfection de son dressing constitue un pan en réduction (microcosme) du même axiome. Le frottement de ces plaques tectoniques ne peut être qu’explosif. Et pourtant…
Le Grid, c’est aussi les autoroutes de données qui se voient baptisées de nom de constellations à cause de la beauté de leurs arcs lumineux, les vertiges indescriptibles des grands GridLifts entre les SubLevels, la faune bigarrée des Avatars qui font concurrence à l’inventivité d’Harajuku, l’abolition des limites physiques, les paysages abstraits des grandes profondeurs, au fur et à mesure que la grille fait de moins en moins semblant de singer le monde des hommes. C’est un monde ponctué par les silhouettes mécaniques des contre-mesures ICE, les tirs des GridRunners se mettant à mort sans pitié, les corporations financières dont les serveurs ponctuent l’horizon comme autant de gratte-ciels oppressants ; mais aussi celui des résistants, de l’humour sarcastique, et des aventuriers pour qui se transformer en “chair à défrag” n’est pas un souci majeur.
C’est tout autant, au final, mon hommage de fan à tout un pan de la littérature et des films qui ont bercé mon enfance : la SF, le cyberpunk, K Dick, Asimov, Van Vogt, Tron, les Borgs de star Trek… Tout ceci mêlé à deux autres grands et indéfectibles amours : le Japon (depuis très longtemps), et la Corée du Sud (depuis peu).
On n’échappera pas à une énorme rasade de pop-culture, donc. Mangas, J-pop et K-pop, K-dramas, street food et sub-cultures.
Et ceci est assez addictif pour la ci-devant auteure pour qu’elle aligne sans discontinuer les pages depuis des mois. Ce qui est un signe fort que, de mon côté de l’écran, quelque chose d’exaltant se passe.

Jusqu’où cela ira-t-il ? Je n’en ai aucune idée, et c’est précisément le plus passionnant, pour moi, de l’affaire.

Alors je siffle avec Ryuichi Sakamoto ce petit air que Saeru chantonnait déjà dans “Différentes Couleurs” :

Stepping into Asia
Don’t be afraid
Wind on the ocean
Makes me feel so free…

Dans l’attente, Hanami Sonata, le premier opus de la série est sorti hier. Dans le désordre, car il faut toujours vouloir le plus casse-gueule. Mais je promets : comme d’habitude, vous n’avez pas besoin du premier opus pour commencer ce voyage (sinon je n’aurais pas joué les excentriques à ce point-là !). J’aime les nombres commutatifs, that’s it 😉

À vous revoir à Kyoto, donc.

Rainen, Kyoto de.

 

LS./

/ Shunt //

 

ps / edit / sorti le 15/10/18, la version ‘regular’ promise d’HANAMI SONATA

hanami Sonata v2

HS version regular – illustration de couverture de Mad Youri