Upcoming :: (major theme) :: stepping into Asia…

Nous éloignant un moment des territoires celtiques de Vertigen, nous partons pour un voyage qui nous mènera au Japon et en Corée du (circa) XIè siècle au XXIè, au travers de (au moins) 5 volumes.

Le Seppenko Monogatari (Geste des enfants de Seppen) développe et relie les textes déjà parus autour de la famille Izôkage, marquée par l’hiver nippon, à partir de “La Loi du Flocon” (in Contes de la Tisseuse), en passant par “Différentes Couleurs, cinq prières japonaises” (in Emblèmes : Extrême Orient), “Macula Lutéa”) (in Fovéa), “Gold – Chant du filigrane de la fracture, sur la vague d’un Kintsugi” (in Sacra, Parfums d’Isenne et d’Ailleurs – vol I) & “Le Maître de Kodo” (in Sacra, Parfums d’Isenne et d’Ailleurs – vol II) .

Toutes ces nouvelles, à l’exception de la dernière, se retrouveront dans le premier opus : Masshiro Ni (‘in perfect white’), ainsi que un à deux textes supplémentaires.

Mais c’est l’opus II (soyons excentriques !) qui ouvre le bal : Hanami Sonata.

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L’Hanami, c’est la fête annuelle de la ‘contemplation des fleurs’, au Japon.
Ce roman reprend et développe jusqu’à sa pleine stature de roman “Le Maître de Kodo”. On en apprend davantage sur le voyage des Fays américains au Japon, et ce qu’il advint, par la suite, des relations nouées par certains d’entre eux avec la famille Izôkage, et notamment, en seconde partie, pour ceux qui accordent une importance cruciale et passionnelle à l’Hanami.

C’est un rapport fusionnel avec la nature que je partage totalement.
C’est pourquoi ce fut un plaisir particulier pour moi d’accompagner ce roman de clichés pris, au jour le jour et années après années, de ceux que je nomme dans le privé ‘mon peuple’ : certains des individus végétaux de mon jardin japonais, si loin de Kyoto.

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Érables du japon, beaucoup, pour la première partie, et évidemment sakuras (cerisiers) pour la seconde.

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Hanami Sonata est donc imprimé en couleurs, sur papier  photomat, tout comme Navigator l’avait été. Au maximum de qualité, donc, proposée par l’imprimeur.

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C’est un plaisir… mais évidemment / hélas il a coût. Un coût… en forme d’assommoir !
D’où l’obligation de doter, avec les réticences que l’on devine, le volume d’un prix de vente fâcheusement élevé.

C’est pourquoi, ayant tardivement frappé ce constat, nous avons décidé, la wondrous équipe Nitchevo et moi, de proposer cet opus également dans une version plus ‘grand public’ / abordable.
Le texte en sera strictement identique, mais les photographies en seront absentes, et la couverture différente.
Cette couverture-ci, due à Mad Youri, sera plus “assortie” à la charte visuelle de la série.Série qui se poursuivra, dès l’automne, avec Gridlock Coda.
Cette partie de la Geste se déclinera en (minimum) deux volumes ; le premier étant terminé, et le second en chantier. C’est l’incertitude sur sa longueur qui m’incite à avancer un prudent “deux volumes… minimum“.

Il est souvent compliqué d’attribuer un opus, dans la Trame, à tel ou tel cycle, tant les croisements sont multiples. Dans le cas d’Hanami Sonata et des(s) Gridlock la présence des Fays pourrait les qualifier d’office pour faire partie du Dit de Frontier. Mais si les Fays (et au premier chef Crescent, Jay, Walk, Priest, Faol, Sealed, Smoke, Flake et Anis) y tiennent un rôle majeur, l’axe principal reste toutefois le Japon, l’Asie, et la lignée de Seppen. Le choix, alors, n’était pas si difficile à faire. Mais des éléments capitaux concernant les Premiers se trouvent effectivement dans cette série, et nulle part ailleurs.

Si Masshiro Ni nous ramènera aux racines d’un Japon fantasmatique, Gridlock Coda, hanté par les schémas d’un conte d’Andersen qui m’est particulièrement cher, déploiera sa scène dans les étages d’une réalité virtuelle qui n’a rien d’un jeu : le Grid. La modélisation de l’architecture informatique, aperçue dans “Différentes Couleurs”, “Le Maître de Kodo”, et (par la bande) dans “À bout de Course” (in Musiques de la Frontière).

C’est ici le territoire des pirates, des forbans, des âmes métalliques, des millions qui s’échangent d’un clic de souris, d’une indifférence à la vie boostée par l’aspect immatériel des crimes et transactions. On y déconnecte les concurrents et adversaires pour quelques data-crédits, pour affirmer sa place dans la hiérarchie, pour une offense, pour un rien. C’est un autre paysage de la lutte des Fays, et en particulier pour ceux du Japon, où l’axe du Grid crépite inlassablement. C’est celui qu’arpentent notamment nos têtes d’affiches : Neko, qui deviendra la leader des changelings japonais et Saeru, le plus implacable et létal porte-flingue de la grille.
Si les deux visages du Japon exposés dans le Seppenko Monogatari forment un contraste qui est pour le moi le plus grand objet de fascination à explorer, celui que forme le face à face entre la jeune mangaka de Kyoto, férocement idéaliste et voyant la beauté et le sacré en toute chose et le ‘paper chaser’ focalisé sur la suprématie, l’invincibilité, et la perfection de son dressing constitue un pan en réduction (microcosme) du même axiome. Le frottement de ces plaques tectoniques ne peut être qu’explosif. Et pourtant…
Le Grid, c’est aussi les autoroutes de données qui se voient baptisées de nom de constellations à cause de la beauté de leurs arcs lumineux, les vertiges indescriptibles des grands GridLifts entre les SubLevels, la faune bigarrée des Avatars qui font concurrence à l’inventivité d’Harajuku, l’abolition des limites physiques, les paysages abstraits des grandes profondeurs, au fur et à mesure que la grille fait de moins en moins semblant de singer le monde des hommes. C’est un monde ponctué par les silhouettes mécaniques des contre-mesures ICE, les tirs des GridRunners se mettant à mort sans pitié, les corporations financières dont les serveurs ponctuent l’horizon comme autant de gratte-ciels oppressants ; mais aussi celui des résistants, de l’humour sarcastique, et des aventuriers pour qui se transformer en “chair à défrag” n’est pas un souci majeur.
C’est tout autant, au final, mon hommage de fan à tout un pan de la littérature et des films qui ont bercé mon enfance : la SF, le cyberpunk, K Dick, Asimov, Van Vogt, Tron, les Borgs de star Trek… Tout ceci mêlé à deux autres grands et indéfectibles amours : le Japon (depuis très longtemps), et la Corée du Sud (depuis peu).
On n’échappera pas à une énorme rasade de pop-culture, donc. Mangas, J-pop et K-pop, K-dramas, street food et sub-cultures.
Et ceci est assez addictif pour la ci-devant auteure pour qu’elle aligne sans discontinuer les pages depuis des mois. Ce qui est un signe fort que, de mon côté de l’écran, quelque chose d’exaltant se passe.

Jusqu’où cela ira-t-il ? Je n’en ai aucune idée, et c’est précisément le plus passionnant, pour moi, de l’affaire.

Alors je siffle avec Ryuichi Sakamoto ce petit air que Saeru chantonnait déjà dans “Différentes Couleurs” :

Stepping into Asia
Don’t be afraid
Wind on the ocean
Makes me feel so free…

Dans l’attente, Hanami Sonata, le premier opus de la série est sorti hier. Dans le désordre, car il faut toujours vouloir le plus casse-gueule. Mais je promets : comme d’habitude, vous n’avez pas besoin du premier opus pour commencer ce voyage (sinon je n’aurais pas joué les excentriques à ce point-là !). J’aime les nombres commutatifs, that’s it 😉

À vous revoir à Kyoto, donc.

Rainen, Kyoto de.

 

LS./

/ Shunt //

 

ps / edit / sorti le 15/10/18, la version ‘regular’ promise d’HANAMI SONATA

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HS version regular – illustration de couverture de Mad Youri

À vos liseuses

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Le premier de mes “bébés” à entrer dans la Matrice (et c’était plutôt logique, d’une certaine façon, selon Jay) : “Musiques de la Frontière”

4è de couverture :

Fin du XXème siècle… des enfants “différents” commencent à naître dans des familles humaines. Doués de physiques et de pouvoirs singuliers, ils sont très vite assimilés aux changelings, les enfants-fées, et soupçonnés d’avoir été substitués à de véritables enfants mortels. Commence alors une cabale sans précédent, aboutissant à l’abandon en masse de ces enfants dans des “Centres”, prisons et mouroirs gérés d’une poigne de fer.

De cette génération perdue, et sous l’égide d’un chef charismatique, Shade, émergera une rébellion qui amènera les fays à prendre leur place dans les rues de nos cités, et à conquérir leur liberté.

De guerres des gangs en courses éperdues, de coups de feu en amour fou, d’encres enchantées en rites claniques, de sacrifices en codes tribaux, le premier opus du Dit de Frontier suit les pas des fays américains, d’une vie délivrée de ses chaînes vers leur cité mythique au bord du monde : Frontier, où la magie régit le quotidien.

À travers une fresque écrite au glamour et au couteau, qui a déjà conquis des milliers de lecteurs et été nominée à de multiples Prix, Léa Silhol trace une ode à l’esprit d’engagement, l’insoumission et la fraternité qui redéfinit le monde comme un état d’implacable enchantement…

Léa Silhol, créatrice des univers croisés de “la Trame” et pionnière de la Fantasy Urbaine, est devenue avec son best-seller La Sève & le Givre, une figure incontournable de la Fantasy francophone. Musiques de la Frontière, (Prix Imaginales 2005) constitue le premier opus de son cycle de Frontier, poursuivi depuis à travers romans et nouvelles.

Une production Nitchevo Factory 06/03/2018. Couverture de Dorian Machecourt ; postface de Natacha Giordano.
Epub sans DRM, disponible également en Kindle, etc.
:: Un peu partout mais surtout ::

 

Recueil thématique – Fantasy Urbaine (Urban Fantasy) – Univers de “Frontier” (cf. https://www.facebook.com/Fays.of.Frontier/)

See also / shelve / note / review ::
sur Goodreads

340 mps – Artefacts de l’Obsession

:: Paru ::

 

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Obsessio (lat.) : “blocus, siège d’une cité”.


Le point focal de tout ce qui nous définit, nous raffine, nous change irrémédiablement, nous exalte, nous détruit, et à la fin nous maudit ou nous sauve pourrait être aussi simple que…
Le prix à payer pour un éventail signé par Oscar Wilde ; la glissade d’une repentie sur un vol de papillons ; la reptation du péché dans l’arrondi d’une bouteille ; l’ombre d’un objet manquant, dans une galerie de portraits ; le staccato de la vengeance dans un pistolet de tatouage ; une course éperdue vers un amour d’enfance ; l’e-mail d’une rock-star à sa fan n°1 ; les sacs entassés des courriers de Noël, dans des hangars sous la neige ; un carnet d’anecdotes, transmis de vies en vies…

L’alphabet de nos grandeurs et dérives pourrait parfois tenir en une forme, une lettre, une ellipse ininterrompue :

 

O

Omega capital du cercle des cercles.

Léa Silhol, architecte protéiforme des univers de Vertigen, Frontier et des livres-puzzles du concept Error_Type prête ici, encore une fois, sa voix et son calame aux funambules, aux chasseurs de mirages impénitents et aux affamés d’orages.
340 mps déplie les facettes qui jointent le désir au point de rupture, le temps de neuf histoires qui sont autant d’odes tendres et grinçantes aux archétypes de la démesure.

 

340 mps

Léa Silhol – 340 mps

 

Hyperfocus #2

228 pages.
édition brochée (17 x 22 cm)
ISBN 9791094902080
Couverture  : photographie originale de Mad Youri
17 juin 2017 – c/o Nitchevo Factory

 

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Musiques de la Frontière / edit 2017 /

Il fut demandé à cors et à cris… Et le voilà !

La version 2017 des “Musiques de la Frontière” est sortie hier.

 


“Dans les failles du béton, dans les craquelures de l’asphalte, une fleur barbelée a pris racine.
Sans vertige du haut des immeubles, et sans peur dans l’ombre des ruelles, les étrangers se lèvent. Ils viennent de nos rêves les plus insensés ou du plus sombre de nos cauchemars. Aigus, affutés, drapés d’altérité et de symboles, armes murmurantes au poing, et infusés tout entiers de cette menace majeure à l’ordre établi des hommes : le glamour. Un enchantement si ancien qu’il frappe de terreur les uns et fait battre à nouveau le cœur lassé et assoupi des autres.

Chez les ‘regs’, on les surnomme changelings, coucous ; on prétend qu’ils ont été abandonnés dans les demeures des hommes par des créatures légendaires, hostiles, sans âme, aux desseins insondables.
Mais entre eux, dans les Centres d’internement, les squats dans les replis aveugles des villes et l’enclave de leurs meutes, ils se donnent à eux-mêmes le nom de ‘fay’.
Au bout de leur route vers la liberté, et l’accomplissement de leur inaliénable identité, attend Frontier, la cité hors-le-monde, que les Cours de féerie, jadis, appelaient Seuil.

C’est ce périple, et tout autant celui des regs qui leur font face, que narre le premier opus du Dit de Frontier, en douze arcanes tissés de coups du sort, de sang, de feu, et de foudre.

Les textes de ce volume ont été nominés cinq fois aux Prix Merlin et Rosny-Aîné ; le recueil entier a été nominé au Grand Prix de l’Imaginaire et a reçu, en 2005 le Prix Imaginales.
Léa Silhol, pionnière de la Fantasy Urbaine, continue depuis à ajouter, pierre à pierre, romans et nouvelles à la citadelle des fay.

Léa Silhol : “Musiques de la Frontière” (réédition revue et corrigée)
Couverture originale de Dorian Machecourt.
Postface de Natacha Giordano
(nouvelle) introduction de Léa Silhol

Recueil thématique – Fantasy Urbaine (Urban Fantasy) – Univers de “Frontier” (cf. https://www.facebook.com/Fays.of.Frontier/)

304 pages.
édition brochée (17 x 22 cm)
ISBN 9791094902073
03 avril 2017 – Nitchevo Factory

Disponible c/o Amazon – France –  USA UKCanada – (etc.) + Nitchevo’s CS direct shop :

See also / shelve / note / review ::
https://www.goodreads.com/book/show/34748291-musiques-de-la-fronti-re