Sacra

:: Parus ::

SACRA, Parfums d’Isenne & d’Ailleurs

opus I / Aucun coeur inhumain /// opus II / Nulle âme invincible

 

:: One ::

SACRA, Parfums d'Isenne et d'Ailleurs - opus I - "Aucun coeur inhumain" // par Léa Silhol, couverture de Dorian Machecourt.

SACRA, Parfums d’Isenne et d’Ailleurs – opus I – “Aucun coeur inhumain” // par Léa Silhol, couverture de Dorian Machecourt.

 

Ex-stasis… L’extase… l’ivresse, le ravissement, l’intoxication d’un instant ou d’une ère…
Encapsulée dans le rituel, la forme, et les parfums du monde…
Dans les sens… dans l’encens…

Au travers d’une boîte de palissandre que les écrivains se transmettent secrètement depuis des siècles ~ des calligraphies du roi des Djinn, même sur un parchemin frauduleux, et de la dialectique des céramistes Satsuma dans le salon de Klimt ~ des bouquets de fleurs blanches envoyées par un père à sa fille, et des visages du Green Man dans des bois interdits ~ des voiles des navires qui filent vers le port, enflées par les chants des passagers, et de la voix de tous ceux que — aimés jadis — nous pensions avoir perdus pour toujours.
D’un bout à l’autre des horizons et hors des cartes, sur le fil d’une errance rythmée du pas des voyageurs inlassables, et des esprits affamés de splendeur, les traces des mortels et immortels se doublent, se croisent, se frôlent…
Au centre du compas, la cité légendaire d’Isenne, carrefour hybride entre l’Orient et l’Occident, hantée de fantômes, de rumeurs, de contes et de codes ; dépliant ses mystères autour du Labyrinthe des verriers. Marché gobelin où l’art et la démesure s’échangent, s’offrent, s’achètent et se perdent, entre les ombres vibrantes d’Irshem et les esquisses de Venise…

Léa Silhol, architecte des univers croisés de Vertigen, Frontier et Isenne, scalde des astérismes et des carrefours, déclare solennellement que Sacra constitue, plus encore que les prismatiques Avant l’Hiver et Fo/véa, la rose des vents de sa Trame, et que le lecteur ne s’aventurera dans le dédale de Manta qu’à ses risques et périls.

— Première séquence, en six nouvelles et deux novellas —

300 pages – couverture & illustrations intérieures de Dorian Machecourt –
Parution : 23/02/2016 – Nitchevo Factory – 9791094902035

 

:: Two ::

SACRA, Parfums d'Isenne et d'Ailleurs - opus II - "Nulle Âme invincible" // par Léa Silhol, couverture de Dorian Machecourt.

SACRA, Parfums d’Isenne et d’Ailleurs – opus II – “Nulle Âme invincible” // par Léa Silhol, couverture de Dorian Machecourt.

 

Une fois encore, les lignes des fils tendus se croisent, et les quêteurs de secrets se rassemblent, cherchant le chemin vers les codes, rites et fragrances du grand carrefour du monde, et ce qu’il reste de la splendeur…
Autour… de la lueur d’une lampe noire dans une boutique d’antiquités de Kensington ~ des cérémonies initiatiques des adeptes de Morphée, et des songes de braise des Khazars ~ du pas des Nephilim sur la route des âges, et des formules de la vacuité et du détachement, sous l’ombre des statues du Gandhara ~ de l’écho du rire d’Angharad sur les murs des palazzi lagunaires, et du café embaumé d’épices d’un Lucifer mécréant ~ de la couleur envoûtante des érables à Kyoto, au miroir coupant de retrouvailles dans les rues de New York… Dans le souffle brûlant des athanors d’Isenne, les vapeurs des braseros oneiroi, et le parfum du bois d’Agar des cérémonies de Kodo japonaises, le diagramme mouvant du Sacré se dessine et s’efface, une nouvelle fois…

Il ne restera de ces trajectoires de feu, à la fin, que l’empreinte de pas de foudre dans les braises, le sable coruscant et la cendre, et la fumée tenace d’un millier de parfums répandus.

Sous l’égide des Muses et le claquement des bannières du Jinnistan dans les vents de Qâf, par les Sceaux qui convoquent les Déchus et les dieux exilés ; au calame persan, au couteau de peintre, et au plomb des vitraillistes, Léa Silhol, architecte des univers croisés de Vertigen, Frontier et Isenne, conclut le tissage d’une rose des vents en forme de piège à rêves, passionné, viscéral et intransigeant, à l’image des âmes démesurées qu’elle ne se lasse jamais de dépeindre

— Deuxième séquence, en cinq nouvelles et deux novellas —

336 pages – couverture & illustrations intérieures de Dorian Machecourt –
Parution : 19/04/2016 – Nitchevo Factory – 9791094902042

Advertisements

Calamus/ The Velor of Sangre & la valeur du sang… maybe

Juillet 2013…

Angry / frantic / deprived / in need / crawling to the pen / …

Tandis que j’arpente les territoires arides du champ de bataille… Inlassablement crient vers moi les grands Oiseaux Tempêtes d’Isla Arma…

Sans cesse j’entends les chants des fondeurs au travail dans les fabriques.

De 6 heures du matin à la nuit tombante, jusqu’à ce que les ferries ramènent les ouvriers vers Este, j’entends le chant des isenniens près des fourneaux…

dans la baie, les mats des nefs Velor se balancent, impatientes de prendre la mer… De cingler vers l’Orient, de tracer sous les voiles rouges, vers Acre, Constantinople, Chypre et la Sicile, tandis que les capitaines inscrivent, sur le pur velin des moulins d’Isla Tinctora, à l’encre indigo, la liste des escales.

¦ Parler d’Isenne, c’est toujours parler de la mer.

Parler de la Mer, c’est toujours revenir vers moi-même. ¦

Au Nord Est brûlent les hauts fourneaux de Fornaria, par-delà les bras tendus de la Mer Intérieure, vers l’Ouest, (si près) les marteaux de Manta répondent. Les Lances à Tonnerre crépitent dans les vents tournoyants.

Dans la baie, toujours, les mats des nefs Velor se balancent…

Attendant la marée, et le feu vert du port. Qu’un cavalier vêtu de lie-de-vin ou de vert sombre viennent en toute hâte de la Capitainerie, porteur d’un pli encadré du bleu de mer. Pour que roulent les épaules, que remontent les ancres, que les hommes de quart saluent les officiers qui remontent du carré, en repassant leurs vestes, un sourire aux biseaux aux lèvres.

Pas d’au-revoir, de congé, d’embrassades. Pas de fanfares pour les Artisans de Mer. Juste le vent, juste la voile. Les tambours qui résonnent depuis le Castello Velor. Juste les rubans colorés brandis par les filles aux fenêtres des fabriques, et le salut tonitruant du personnel de quai.

Ad Mare ! Ad Mare !

La voix du peuple. Mille voix humaines, et le claquement des grand-voiles qui se tendent, rouges d’incendie sur le vert incomparable des eaux.

Le son brutal, fluide pourtant, des verrous de mer qui s’ouvrent, là-bas, à Sabbia et Altramare… Les colosses de la garde qui écartent leurs gigantesques flambeaux.

A tribord, Isla Oblivia, drapée dans les ombres poudreuses du matin, exhale le remous asynchrone de ses marées.

Depuis la haute terrasse du Palazzo Astaro, Flammer le jeune défait son col et crie vers les vagues, sans un son.

A bâbord, sur les quais d’Este, les conducteurs de barges sifflent, et tracent sur leurs poitrines les lettres conjuratoires. A. M. D’un trait, avant de se baiser le bout des doigts. C’est bonne chance, toujours, de bénir ceux qui prennent la mer.

Et ils sourient, sur le pont, ceux qui ont renoncé la Veste Noire des Artisans, et l’appel brûlant des fournaises verrières, pour le bleu de la mer, et l’indigo Velor.

Ils regardent vers Isenne, car c’est la tradition, toujours, pour un Artisan, de ne se tourner que vers Elle jusqu’à ce qu’elle ait disparu. Jusqu’à ce que les eaux lagunaires relâchent les navires, sur la Haute Mer.

Comme Isenne me manque, et le vent, et la mer.

Et le tracé des îles, et le chant des fondeurs.

Et les yeux de Flammer, et le rire de Payne. Et le son de la plume d’Argio le Magnifique, sous les arches du Palais blanc.

Les réunions de la Kitchen, dont j’ai manqué 8 séances, tandis que je défendais d’autres terres, sous d’autres oriflammes.

Les feux sourds du Palais des Damiers. Les encens Fraggera brûlant dans les lampes. Même les jeux de pouvoir des sévères Mantaros me manquent.

Ils attendent…

M’attendent…

Immobiles là où je les ai abandonnés.

Immobiles… comme les Titans de bronze et de verre du cartel de Flammer. Alum Maduro, levant les yeux vers une fenêtre aveugle. Payne Oscuro embrassant son amant sous un ciel libre et clair. Le sombre Candela torturant son violon pour crier une longue rancune qui se rejoue sans cesse. Sanker rédigeant un réquisitoire, sa plume de verre griffant le parchemin… Tous… tous… Mes immobiles… comme leur absence me frappe de languir.

Quelle absurdité, de tenir les écrivains loin de leurs calames, pour apaiser la fringale mercantile de barbons engorgés, et la fringale coupable de lecteurs infidèles.

Si nous créons des masques, des cités et des mondes, c’est pour trouver au moins quelque part, la cohérence qui a déserté l’univers du concret. Si nous les créons, c’est qu’ils nous manquent, et que nous avons besoin d’eux. Ils ne viennent aux “autres”, ensuite, que par accident. Quel abominable transmutation, alors, que de faire de cet accident un meurtre avec préméditation…

Août 2013

Presque deux mois loin du “front” ReLIRE (si ce n’est de profil, de loin). A bercer un deuil, et quelques unes de ces “conséquences accessoires” que toute lutte recèle…

Deux mois, dont un à Isenne.

Un mois… c’est déjà ça.

Un volume et demie de plus. 6 ou 7 cartes, 3 ou 4 plans. Bientôt temps de dégainer les aquarelles, pour remplacer le métal des encres. Tombé la moitié du Vème volume en 3 jours. Mal à la main à en *hurler*. “The National” en boucle dans mon Itunes (pourquoi ?) – Un peu (beaucoup, passionnément) de Patrick Doyle, Craig Armstrong et Woodkid. Envie (dantesque) de revoir Senso. 150 stylos, crayons, gel pens, fountain pens, pinceaux et plumes de verres impliqués.

Mais… Hâte d’y retourner ! (tant et tant…)

Trancher entre les priorités, les urgences du coeur et celles des calendriers… Ah…(soupir).

Laisser le vol. V en chantier, pour aller donner un dernier coup de collier à “l’affaire ReLIRE” ? Ou pas ? Mon abnégation n’est pas à toute épreuve, et ce n’est certes pas là ma nature première.

Encore un peu… encore quelques reflets, quelques chants, quelques encablures… Encore un peu d’Isenne.

Le blanc de la page, avant qu’on la tache, est le seul espace épargné par la noirceur rampante de l’Univers.

Encore un peu d’Isenne, alors, dear gods.

Que le bûcher où je brûlerai mes “à ne jamais faire paraître ici, merci” soit assez haut pour que cela vaille d’y grimper.

Shunt/

CURRENT:

Au travail sur : Séquence d’Isenne – Vol V – A mano sur Paperblanks “Mozaïque parisienne / Grande”

Next to-do : Carte de Braena, décryptages de tarots C. (suite et presque fin) ;

Février 2014

Idem. Même lieu, mêmes choix difficiles.

Au travail sur : Séquence d’Isenne – Vol VI – A mano sur Paperblanks “Old Leather / Grande”

Next to-do : Carte de Menora, “public adress” de Flammer Astaro à la Haute Académie des Arts (suite et fin)

Dans moins d’un mois : ReLIRE, *épisode II*. La nausée.

Nous sommes, nous auteurs, de frêles esquifs sur des vagues scélérates. Sur une mer montée et démontée selon les caprices réfrigérés de boucher-charcutiers. On a fait de nous de la viande. Si la came vient à manquer, blâmez les équarrisseurs, pas les navigateurs. Nous voulions être vos nautoniers et vos passeurs de feu, pas vos dealers.

// shunt // …

2009-2013 // It ain’t over ’til It’s over

Le mois dernier, de retour sur la Toile, mon site annonçait “en grève” , et poursuivait par un état des lieux qui séparait “ce que j’escomptais faire” (avant ReLIRE) / et “ce que je faisais au final” (depuis/à cause de ReLIRE).
 
Nous allons commenter cela:
 

:: ON STRIKE ::

: CURRENT ::

Programme de parution 2013-14

– Réédition en director’s cut de tout le “fond”

  1. – P——— P—- – a novel of Frontier
  2. – Cartulaire d’Isenne – bible romancée
  3. – N——– – recueil poétique
  4. – Sacra
  5. – Fovéa, edit 3
  6. – La Glace & la Nuit II /Albedo
  7. – La glace & la Nuit – apartés / Iosis
  8. – La Glace & la Nuit III / Rubedo

& more(en lieu et place) :

  1. – A plein temps en première ligne du combat contre la loi sur les «Livres indisponibles du XXeme siècle», et la mainmise du Registre ReLIRE sur plusieurs de ses oeuvres.
  2. – Coordinatrice de la Hotline à destination des auteurs Anglophones «saisis» par le Registre ReLIRE, en partenariat avec les auteurs, et les Sociétés d’Auteur sur la plateforme Nitch

 REACT ! – REFUSE ! – PUT YOUR BODY UPON THE GEARS !

 ∅  LS calls YOU to: Sign the Reader’s Petition Sign the Writers’ Petition Follow the #ReLire on twitter with ReCALE

Les “Lecteurs actifs” / les “vrais amoureux de la littérature” / les “vrais citoyens“/ & les “(seuls) lecteurs selon mon coeur” (disons-le tout net)
peuvent lire ce que j’écris (et fais) sur l’autre blog / aka “mon vrai blog : ADRENADREAM

Ω

OUI, avant que le “projet ReLIRE” advienne, j’étais en train de préparer ces choses
OUI, je les considère toujours, mais elles sont remises en question
NON, publier mes propres textes ne passera pas avant cette lutte capitale
OUI, je vais en dire “plus” sur les bouquins en question
NON, actuellement, je n’écris rien, parce que cette lutte contre l’Absurde vole tout mon temps, toute mon énergie, et la Lumière (le peu qu’il en restait)
MAIS… j’ai commencé un nouveau bouquin. Il sera dédié à ReLIRE, à la destruction du monde, à l’abaissement de l’Humanité, et à la mémoire de tous les dystopiens qui ont crié au loup, à travers leurs livres, tandis que les Monstres approchaient.
Il s’ouvre sur cette citation historique de Mario Savio :
M. Savio’s opening quotation of currenly-in-writing LS’s novel- straight from the tapuscript
Nous allons en reparler, oui.
De tout cela, et du reste.
Pour mieux cintrer la “différence entre ce blog et “l’autre = Adrenadream”… vous pouvez lire :
Ceci (où il est question aussi de “où je suis sur Internet en ce moment”)
– et Cela (upcoming @ Adrenadream)
Stay tuned (if you’re still alive)
LS/.
This Post’s title is a tribute to : Lenny Kravitz, of course
Shunt//